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20 Déc

« Les Intouchables » : critique cinéphile de M. Antoine (bénéficiaire AAPPUI)

Le mardi 20 décembre 2011 à 20 h 30 min | Pas de commentaire
Filed under: ACTUALITE,PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP,TEMOIGNAGES

« Tout d’abord j’ai eu grand plaisir ce film qui a révélé un grand acteur en la personne d’Omar SY (je connaissais déjà François CLUZET comme un acteur confimé)
Ce film n’est pas tout triste comme ont pourrait s’y attendre quand on évoque la vie d’un malade …
Tout d’abord grace à l’interprétation remarquable des deux acteurs principaux (Omar et François)
Cependant, ce film traite avec dérision le handicap car il cultive les contrastes tout au long du film (j’y reviendrai au fur et mesure de son récit.

Tout d’abord c’est la rencontre de deux mondes : celui des banlieux (drogue, rondes de la police, familles monoparentales, indiciplines, …) et celui d’une aristocratie bien en place avec tous ces caractères (richesse plétorique, opulence, insouciance, embourgeoisement). Alors que la plus part du temps l’handicapé ne dispose que de l’A.A.H soit 730 euro par mois.

La maladie de François CLUZET fait suite à une chute malencontreuse en parapente dans les Alpes, donc c’est pas du tout une maladie génétique comme peut l’ètre mon ataxie. Chez CLUZET, sa chute a eu pour conséquence de lui rompre le circuit nerveux de sa moelle épinière, ce qui a pour conséquence de rendre ses 4 membres paralysés, c’est la raison pour laquelle François ne pas écrire, tenir un vers dans sa main, ni une cigarette. Par contre, au contraire de moi, il parle distingtement ce qui lui permet de téléphoner (à condition qu’une tierce personne lui maintienne le combiné près de son oreille.

Quant à Omar, je ne crois pas que l’association AAPPUI l’ai admis dans ses effectifs, au vu du langue « à l’emporte pièce » qu’il utilise lors de son entretien d’embauche !
De plus, le film comporte de graves lacunes, comme le fait que l’argent coule à flot (quel handicapé peut se permetre de dépenser plusieurs millions d’euros pour acquérir un tableau d’artiste : la tutelle ne le permetterait jamais !!!)
De plus, on ne voit jamais une personne du corps médical intervenir, ni à domicile, ni dans un centre hospitalier. A ce titre on distingue nettement que François présente à la base du cou (coté gauche) les traces d’une entubation des suites de ses troubles répirations.

J’aurai bien voulu voir une scène de lavage (douche ou bain), d’habillage ou lors d’un repas (petit-déjeuner, repas principal) afin de voir comment François utilise les cuillères, fourchettes et autres couteaux. De plus, Omar ne faisait ni le lit, ni la vaisselle, ni le lavage, ni la cuisine, ni les courses au supermarcher du coin. En fait, à part danser et se balader dans la grosse voiture de François, ou à pousser le fauteuil de son malade, Omar ne faisait pas grand chose de ses journées. Moi, à la place de François j’enverrais un message à sa responsable. Une scène du film m’a paru très réaliste, c’est lors du réveil de François : en effet, elle montre toute la difficulté d’un patient affaiblit par sa maladie de ce lever c’est à dire de se mettre en position assise sur son lit. En effet, pour une personne valide la manoeuvre est un jeu d’enfant, mais pour un handicapé comme moi, l’exercice est pratiquant impossible à réaliser seul. Et pour cause, le patient manque simplement de force malgré son age !

Tout se passe dans l’infiniment petit : là il y a ce que l’on appelle les « mitochondries » ces micro-organismes pourtant essentiels à notre équilibre et à notre tonus musculaire, ses aptitudes diminues sans que l’on sache (mème aujourd’hui) pourquoi, et que l’on devient progressivement « handicapé ». En un mot, notre organisme puise toute son énergie dans ces micro-organismes encore appelés « chaine mitochondriale ». Ces mitochondries mesurent entre 1 à 3 micronmètres de hauteur et sont en forme de batonnets : celles-ci sont de véritables centrales énergétiques, leur dysfonctionnement engendre une perte progressive du tonus musculaire du patient. Et voilà pourquoi notre brave François ne pouvait se lever seul de son lit.

Et pourtant, Omar, effectivement est très bien bati, ce qui est parfait pour les transferts du lit au fauteuil ou bien du fauteuil à la cuvette des toilettes (W.C) et en cas de chutes. Mais très vite, Omar s’adapte à son malade en s’investissant et en s’intéressant à lui, à tel point qu’il se rend indispensable, il anticipe les pensées de son partenaire, se met à sa place. Il fusionne véritablement avec lui. Il met tout le monde dans sa poche, en devenant irrésistible, mème les gens qui au début avaient idées négatives sur lui, à présent ne jurait que par lui ! (c’est vrais qu’il danse très bien : Omar électrise les foules ce qui est extrèmement rare pour un auxililaire de vie, en fait Omar a dépassé le simple poste pour lequel il a été embauché : il est devenu « un supermann ».

J’ai également remarqué que le malade du film se rend au bord de mer. Omar remplit sa vie, il lui fait oublier son handicap, en contre partie, François efface les inibitionss d’Omar en l’incitant à faire du parapente : chose qu’Omar n’aurait jamais penser faire dans sa cité de banlieu mal fréquentée. En fait, ils se subliment l’un l’autre dans une véritable « osmose » : à eux deux, tout leurs semblent désormais possibles. Par ailleurs, après le tournage du film Omar et François ne se quittaient plus (un peu comme après le tournage de « bien venu chez les schty »)

Voilà ce que j’ai ressenti à la sortie du « PATHE » d’Echirolles (une expérience enrichissante et à renouveler)

Signé Serge ANTOINE »

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